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Bien-être du dirigeant : l'impact positif des activités de loisirs !

Les dirigeants et le sport
10 Février 2020
Les loisirs du dirigeant peuvent influer sur la performance de l'entreprise.

 

Le bien-être du dirigeant est primordial et influe sur la performance de son entreprise. Comme nous l'avons déjà démontré, le temps de travail hebdomadaire qu’il consacre à la gestion et au bon fonctionnement de sa société impacte directement l’indice de l’activité économique* de celle-ci. Dans un autre registre, la quantité et la qualité du sommeil du chef d’entreprise viennent également modifier la valeur de cet indice, véritable témoin de la bonne santé de l’activité.

Mais, il existe un autre levier important de la construction du bien-être du dirigeant : les sports & loisirs.

 

Bien dans ses baskets, bien dans sa tête, bon pour l’entreprise !

Le sport est un véritable producteur d’endorphines anti-stress, et il n’est plus à prouver qu’il participe au développement cognitif de l’individu. Sont distingués deux effets positifs : ceux dits aigus et ceux dits chroniques. Les premiers permettent, à très court terme, de ressentir les bénéfices d’un effort physique ponctuel. Par exemple, après un jogging de 45 minutes, les quelques instants qui suivent la fin de la course entraînent une amélioration courte, mais intense, de l’humeur et du bien-être. On voit ainsi dans certaines entreprises, l’organisation de créneaux sportifs sur la pause du déjeuner ; au retour d’un squash avec un collègue ou d’une course rapide de quelques kilomètres, un sentiment de plénitude remet le travailleur en pleine capacité mentale pour attaquer le début d’après-midi.

En revanche, lorsque l’on évoque les effets chroniques, les résultats sont observables à plus long terme. Si l’exercice est répété régulièrement et sur une période significative, les impacts sont alors plus durables et peuvent être illustrés par une modification des réseaux de connectivité neuronale ou une meilleure vascularisation du cerveau. C’est moins le sujet du bien-être, mais avouons qu’une amélioration continue des facultés cognitives, tout le monde est preneur.

Preuve maintenant par les chiffres. D’après l’étude TGS France / Harmonie Mutuelle / ViaVoice, il ressort qu’au-delà de 3 heures d’activités physiques par semaine, l’indice de l’activité économique de l’entreprise atteint 5,9 (soit son maximum sur ce paramètre). Or, dans l’échantillon interrogé, la moyenne oscille plutôt aux alentours d’1 heure et 51 minutes de sport hebdomadaire. Loin d’être optimal.

Comme le dit si bien François Peltier, expert TGS France, la relation de cause à effet n’est pas toujours celle que l’on croit : c’est en premier lieu le bien-être qui engendre la performance et moins l’inverse. Son parallèle avec l’équipe de France de Rugby est clairvoyant : « ce n’est pas parce que les joueurs gagnent qu’ils sont heureux, c’est parce qu’ils sont heureux qu’ils gagnent ». Sans transition, quid des activités moins physiques mais plus ludiques ?

 

 

Jeux d’équipe et esprit de compétition : un combo gagnant pour la performance

Bonifier ses créneaux de repos en pratiquant des activités ludiques entre amis ou en famille : voilà un bel ingrédient à ne pas négliger dans sa recherche de réussite entrepreneuriale. Non pas qu’une victoire au Monopoly mette automatiquement l’entreprise sur les bons rails, mais l’esprit compétitif et collectif d’un jeu de société peut vous impulser un réel coup de booste dans votre quotidien de manager couteau-suisse.

Les performances au travail sont maximisées par les activités ludiques annexes, qu’elles soient pratiquées sur le lieu de travail ou dans un contexte extérieur. Pour illustration, la méditation accroît la vigilance et la concentration, et permet de mieux se connaître. Un dirigeant qui prend le temps de méditer au quotidien, ne serait-ce que 10 minutes, est un dirigeant plus serein pour retourner au front dans une négociation exigeante et disputée.

Toujours dans le divertissement, jouer d’un instrument de musique peut également conférer un bonus de productivité. Cette activité nécessite une bonne capacité d’écoute, une forte autodiscipline, et un travail d’équipe rigoureux dans le cas d’une pratique orchestrale. La mise en place de chorales au sein de l’entreprise permet de fédérer le personnel. Alors qui de mieux placé que le dirigeant pour s’essayer maestro musical ? Chanter conforte son bien-être, et ce même bien-être soutient la performance de l’entreprise : rendez-vous pris pour un prochain karaoké !

Alors, combien de temps consacré aux activités de détente et de loisirs ? Selon l’étude, à partir d’une heure par semaine, l’indice d’activité économique grimpe à 5,6 et se maintient à ce niveau pour 3 heures et plus. En deçà d’une heure, en revanche, vous perdez 0,3 point. Si l’on observe plus haut une « carence » sur le temps moyen des activités physiques et sportives, la moyenne sur les loisirs est, selon les sondés, plutôt largement satisfaisante : 3 heures et 7 minutes par semaine. Game not over.

En conclusion, nous avons là un triptyque bonificateur pour la performance de l’entreprise : temps de travail, sommeil et dorénavant activités ludiques et sportives. Une belle dextérité organisationnelle est nécessaire pour pouvoir jongler entre ces moments, qu’ils soient partagés sur son lieu de travail ou avec la famille et les amis. La capacité à se décharger des tâches professionnelles récurrentes, soit par l’externalisation, soit par la délégation, est un point-clé pour la réussite de l’entreprise. Dirigeants, à vous de jouer !

 

*Indice de l’activité économique : calculé à partir des réponses des interrogés sur les données économiques de leur entreprise (chiffres d’affaires, résultat, marge, trésorerie…). L’indice est calculé sur 10, la note moyenne se situe à 5,5.